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 Soeur Marie-Paul Ross
Andréa Richard
Le Nouvelliste
Trois-Rivières
À l’émission Tout le monde en parle, dimanche dernier, soeur Marie-Paul Ross était l’invitée. Je félicite soeur Ross pour son grand courage d’avoir parlé et je suis d’accord sur certains de ses propos, mais je ne partage pas tout de son discours que j’ai aussi entendu ailleurs qu’à cette émission.
«La théologie est une science».
J’ai moi aussi étudié la théologie et je dirais que c’est plutôt du tricotage un peu comme MM. Jérôme Prieur et Gérard Mordillat, historiens, qui, après avoir fait des études et recherches sur la Bible pendant cinq ans, arrivaient à la conclusion de «fabrications».
Que la sexualité est uniquement dans la tête : non, c’est bien présent dans notre chair, dans nos sens et dans tout notre être sexé.
Soeur Ross enseigne aux prêtres à sublimer leur sexualité.
Je m’excuse, mais vraiment, je trouve cela idiot.
J’ai eu assez de confidences de prêtres pour croire qu’ils sacrifient plutôt leur sexualité sur l’autel de la chasteté imposée.
Non seulement ce n’est pas sublime, mais c’est la négation de la nature humaine et de ses besoins.
La sexualité a elle aussi son«éthique».
Bien vécue, elle peut se révéler très épanouissante.
Soeur Ross a la théorie, mais non la pratique; si elle avait elle-même expérimenté l’amour avec un homme, elle ne pourrait user de ce langage.
Que les moines et religieuses puissent conseiller les couples mariés, c’est un illogisme.
J’ai moi-même été religieuse et j’ai été consultée par des couples mariés, après avoir moi-même connu l’amour de couple avec un ecclésiastique et maintenant avec mon mari, je n’ai plus le même langage ni les mêmes conseils à donner.
En toute logique.
Andréa Richard
Trois-Rivières
Retrouvez l’original de cet article ici.
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Les caméras tournaient la semaine dernière à Trois-Rivières et elles tourneront de nouveau cette semaine autour de l’auteure Andréa Richard. C’est que la dame fait actuellement l’objet d’un documentaire, une oeuvre que réalisent deux scénaristes et réalisateurs européens, Michel Nussbaumer, de la Suisse, et Gérard Chouchan, de Paris.
Le tandem avait été interpellé par son autobiographie «Femme après le cloître», qui relate le parcours d’Andréa Richard, de son entrée en religion à l’âge de 16 ans jusqu’à son cloître chez les Carmélites à Trois-Rivières, moment où elle a pris la décision de quitter les ordres, à l’âge de 35 ans.
Les Européens ont été sensibles à sa vie souvent marquée par la douleur, voire par certains sévices.
«Toute cette fable de cette femme qui va subir ces épreuves et qui a failli mourir plusieurs fois, c’est une histoire extrêmement forte et singulière», fait valoir M. Chouchan.
«C’est comme un éditeur qui tombe amoureux d’un manuscrit. Personne ne nous a passé de commande. On le fait parce qu’on a envie de le faire.»
Ce documentaire s’ajoute à un autre projet du même tandem.
Les deux hommes travaillent aussi actuellement à la création d’un scénario en vue d’un long-métrage sur la biographie d’Andréa Richard.
Depuis des mois, ils communiquent assidûment avec Mme Richard par téléphone, à raison de quelque deux heures par jour, mais ils ne l’avaient jamais rencontrée avant le lundi 8 septembre, à leur arrivée au Québec.
«Nous voulions rencontrer Andréa dans son milieu. C’est un peu une forme d’enquête amicale sur le monde d’Andréa. Tout cela est très important pour nous», observe M. Chouchan.
«Habituellement, on fait d’abord un repérage avant le tournage mais là, on fait les deux en même temps.»
La semaine dernière, ils ont capté des images à la Maison Hertel-de-la-Fresnière et au Centre de prière l’Alliance, que la dame a créée dans les années 70.
On l’a filmée par ailleurs au monastère du Carmel, où Mme Richard a connu le cloître, notamment devant les grilles qui la séparaient du monde extérieur et au petit parloir où sa mère venait la voir.
Enfin en dehors de la région, le tandem a tourné à Mont-Saint-Hilaire, un lieu qui abritait jadis le lieu où elle a fait son noviciat.
Ils poursuivront leur tournage en Mauricie cette semaine.
Bouctouche
Jeudi dernier, l’auteure et les deux hommes ont pris la direction du Nouveau-Brunswick, plus précisément de Bouctouche qui, au-delà du pays de la Sagouine, est aussi le lieu de naissance de Mme Richard.
On avait prévu là-bas des entrevues diverses, notamment avec des membres de sa famille et une amie d’enfance qui avait tenté de la dissuader d’entrer chez les religieuses lorsqu’elle avait 16 ans.
Parmi les lieux filmés, on misait sur la maison familiale, son école transformée en musée, l’église, et le «bas de la track».
Fille de famille bien nantie, la jeune Andréa Richard observait à ce dernier endroit l’injustice qui prévalait entre les riches et les pauvres, ce qui est d’ailleurs devenu la source de motivation qui devait la mener aux Petites Soeurs des pauvres.
Si elle avait aujourd’hui 40 ans, Andréa Richard avoue qu’elle ferait de la politique et qu’elle y ferait la promotion de la laïcité au Québec.
Or en France, toutes les questions autour de la laïcité sont tout aussi d’actualité.
En tout, les deux artistes européens comptent demeurer 15 jours au Québec.
Pour le documentaire comme pour le long-métrage, ils tenteront ultérieurement de trouver preneur pour une éventuelle diffusion, ce qu’ils aimeraient bien voir se réaliser aussi bien au Québec qu’en Europe.•
Un article de Linda Corbo, Le Nouvelliste
Retrouvez l’article original ici dans le Nouvelliste.
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Catherine Lunardi lance son premier roman Flash, chez Editas. Ce roman s’adresse aux jeunes de 14 ans et plus et brosse le tableau de Marianne, ado de 16 ans, abandonnée pendant un an par sa mère. Une année en quatre tableaux, quatre décors, dans lesquels Marianne connaitra ses premiers émois amoureux mais aussi ses premières désillusions. L’auteure, Catherine Lunardi, a su croquer les préoccupations et tiraillements de son personnage principal qui sont ceux de tous les ados.
Un roman comme une tranche de vie qui nous rappelle combien il est difficile de trouver sa place, mais aussi combien la détermination et l’espoir font grandir.
Bravo, Catherine ! Et bon lancement, ce lundi 22 septembre, au restaurant I Sensi.
Catherine invite ses lecteurs à la rencontrer sur son blogue.
Pour consulter le dossier de presse cliquez ici.
Fil de presse BLG.
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Andréa Richard été l’invitée de Christiane Charette

« Lorsqu’on ne remet pas en question les institutions, on ne peut évoluer. » Entrée chez les religieuses à l’âge de 16 ans, Andréa Richard a un jour décidé de tout mettre de côté et de quitter les ordres. Elle raconte son parcours peu commun. Le curé et député Raymond Gravel participe à la discussion.
Pour écouter l’emission cliquez “play” sur le lecteur ci dessous. L’entrevue avec Andréa débute à 1h04 sur le lecteur.
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Retrouvez l’article original sur Radio Canada.
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Elle ose dire tout haut…ce que bien des gens disent tout bas…
Denis Lévesque a reçu à son émission du jeudi 24 avril 2008 Andréa Richard ex-religieuse
Selon Andréa Richard “J’ai été mouton longtemps. Chez les Petites Soeurs des pauvres, on était tellement débordé de travail qu’on n’avait pas beaucoup de temps pour penser.
Mais une fois chez les Carmélites, j’ai eu le temps de réfléchir et j’ai commencé à parler. Ma vision des choses a alors complètement changé. Je me suis mise à questionner l’Église et ses doctrines, et à en parler.”
Tant et si bien que son discours est devenu une menace de contamination chez les Carmélites, ce qui a facilité son départ, analyse-t-elle aujourd’hui. source du texte sur le site Andréa Richard
Cliquez sur l’image de Lcn pour l’entrevue et avancez à la 33 ième minute de l’enregistrement

A propos Andréa Richard
Depuis 35 ans, par ses conférences et ses écrits, (publication de six livres) , est une femme profondément engagée dans un combat pour la liberté de conscience, pour l’égalité des hommes et des femmes à l’intérieur de toutes les religions et dans la société, pour le respect de la dignité humaine et pour une société libérée “des lavages de cerveaux ” inculqués par l’institution des religions.
Elle expose une nouvelle façon de concevoir la spiritualité, qui se veut laïque et empreinte de philosophie réaliste, explorant les grands enjeux de la société d’aujourd’hui et de demain.
On dit qu’elle est “une femme d’avant-garde” et c’est ce qu’elle croit être. Elle ose dire tout haut…ce que bien des gens disent tout bas…
Hebdoweb plus
c’est un grand témoignage de vérité selon moi. Les religions sont des institutions qui ont éloigné les hommes loin de la vérité.
La religion catholique dit encore de nos jours, qu’elle seule peut expliquer la bible. Elle se dit la seule vraie Église (depuis Constantin)
Allez de vous même lire et relire la bible vous allez approfondir les propos de l’ex-religieuse.
Félicitation à Mme Richard qui ose dire…
Retrouvez l’article original sur HebdoWeb.
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La vie d’Andréa Richard au grand écran

Originaire de Bouctouche au Nouveau-Brunswick, Andréa Richard est l’auteure de six livres, dont une biographie qui retrace son parcours peu banal et qui pourrait être portée au grand écran.
Photo: Stéphane Lessard
Linda Corbo
Le Nouvelliste
Trois-Rivières
C’est une bien belle histoire que vit actuellement l’écrivaine trifluvienne Andréa Richard, qui voit son autobiographie se destiner au grand écran.
C’est du moins le voeu de deux scénaristes européens, qui sont à finaliser un scénario de film à partir de son bouquin, et qui prédisent déjà un bel avenir à son histoire au cinéma.
Scénario bien en mains, Mme Richard est enchantée du travail réalisé pour adapter ses écrits.
“C’est bien au-delà de mes attentes. Ils ont respecté complètement mon histoire”, dit-elle.
“Deux maisons de production sont déjà très intéressées. Mais faire un long métrage, ça peut prendre quelques années…”
Parue en 1995, l’autobiographie de Mme Richard, intitulée Femme après le cloître, a été rééditée il y a deux ans.
Or depuis, quatre scénaristes et réalisateurs se sont montrés intéressés.
Les deux premières, Diane Cailhier (Le Survenant, Chartrand et Simonne, Deux frères) et Lucie Lachapelle (Femmes et religieuses - Épouses de Dieu) avaient été approchées par l’auteure, qui avait déjà participé à un documentaire avec elles.
L’intérêt des deux Européens s’est toutefois révélé une surprise complète.
“Un photographe montréalais a téléphoné au scénariste Michel Nussbaumer, en Suisse, en lui disant qu’il devait lire ça”, raconte la dame.
“Il y a vu tout ce qu’il fallait pour faire un très beau long métrage et en a parlé avec Gérard Chouchan.”
Gérard Chouchan, qui habite Paris, est réalisateur et scénariste.
“Il a lu mon livre dix fois pour être bien sûr d’aller chercher tout le meilleur”, note André Richard, qui se réjouit d’emblée du contrat signé avec ces deux hommes.
Petite Soeur des pauvres
Andréa Richard est l’auteure de six livres, dont cette biographie qui retrace son parcours peu banal.
Originaire de Bouctouche au Nouveau-Brunswick, la dame est devenue religieuse à 16 ans, pour se faire d’abord Petite Soeur des pauvres, puis religieuse cloîtrée chez les Carmélites, avant de retrouver sa liberté à l’âge de 35 ans, non sans problème.
Rebaptisée alors Soeur Xavier-Marie-de-la-Trinité, la religieuse a évolué toutes ces années au Québec, mais aussi aux États-Unis (2 ans), et en France (17 ans).
“J’ai été mouton longtemps. Chez les Petites Soeurs des pauvres, on était tellement débordé de travail qu’on n’avait pas beaucoup de temps pour penser. Mais une fois chez les Carmélites, j’ai eu le temps de réfléchir et j’ai commencé à parler. Ma vision des choses a alors complètement changé. Je me suis mise à questionner l’Église et ses doctrines, et à en parler.”
Tant et si bien que son discours est devenu une menace de contamination chez les Carmélites, ce qui a facilité son départ, analyse-t-elle aujourd’hui.
Dans son livre, l’auteure décrit le pouvoir religieux des années 50, le traitement différent de l’Église devant les riches et les pauvres, la perte d’identité subie au sein des communautés religieuses.
Elle y relate les sévices subis chez les religieuses, incluant le fouet, le jeûne, les maladies graves, aborde le suicide de l’une d’entre elles et sa propre relation amoureuse avec un évêque.
Mme Richard a hésité avant de signer avec les deux Européens, au détriment des deux Québécoises.
“En Europe, ils veulent en faire une distribution mondiale et ils veulent réaliser le film en français international. C’est un langage universel pour un propos universel”, dit-elle. “Et je trouvais aussi que c’était moins risqué.”
Au Québec, Mme Richard craignait que le contrôle de la production échappe aux scénaristes.
L’auteure avait peur qu’on fasse de son histoire d’amour interdit avec l’évêque le point central du film, au détriment de son réel message.
Le film devrait relater son long parcours, peut-être même jusqu’à ce jour.
En rémission d’un cancer depuis quatre ans, la dame célébrera ses 74 ans en avril prochain, et ne formule aujourd’hui qu’un souhait, celui de vivre assez longtemps pour voir un jour le tout défiler sur grand écran.
Un documentaire en sus
Déjà fort heureuse du destin que prend son autobiographie, Andréa Richard vit une double satisfaction ces jours-ci, puisqu’un documentaire est actuellement en cours de réalisation à partir d’un autre de ses bouquins, son tout dernier, intitulé L’essence de la vie.
Dans cet ouvrage, l’auteure lance un appel à tous les chefs religieux du monde «pour qu’ils laissent tomber leurs dogmes et leurs doctrines, pour qu’ils se donnent la main et qu’ils promouvoient la spiritualité des grands prophètes, les grandes valeurs humanitaires et universelles de paix, de justice et d’amour.»
Le documentaire, du tandem Nussbaumer et Chouchon, veut faire écho à cet appel et questionner les différents grands chefs religieux sur ce sujet, des témoignages qui apparaîtront sur le documentaire.
C’est ainsi qu’à la fin août et au début septembre, les caméras tourneront à Trois-Rivières, où réside Mme Richard depuis 30 ans maintenant.
On prévoit la filmer à la maison Hertel-de-la-Fresnière, où elle a effectué son lancement de livre, puis devant la cathédrale de Trois-Rivières, où elle a jadis appelé les femmes à la grève de la messe du dimanche, pour protester contre l’inégalité entre les hommes et les femmes au sein de l’Église.
«J’ai été une grande militante dans les années 80», sourit-elle.
L’équipe de tournage se rendra par la suite sur les lieux de son enfance, au Nouveau-Brunswick. C’est toutefois en sol trifluvien que l’on prévoit présenter le documentaire en grande première, quelque part à l’automne 2009, se réjouit-elle.
Andréa Richard est aux anges. Pour elle, ce documentaire répond à ses toutes premières aspirations.
«Parce que je défends des causes et que je dénonce, je peux parfois avoir l’air ferme mais dans la vie, je suis plutôt douce et conciliante. C’est juste que j’aime la vérité», note la dame. «Pour moi, le plus important n’est pas de raconter ma vie, c’est de faire passer mes messages. C’est éduquer, et informer.»
Retrouvez l’original de cet article sur Le Nouvelliste.
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Archives - Édition du 2 octobre 2007
Rentrée littéraire 2007
L’écrivain césarois Yves Steinmetz lance ses Chroniques d’une petite banlieue
André Corbeij
Le tout Saint-Césaire culturel était rassemblé dans la chaleur intime du petit café Notre-Dame, sis dans l’ancien couvent des Sœurs de la Présentation-de-Marie, le 14 septembre, pour le lancement des deux premiers romans de la collection Chronique d’une petite banlieue d’Yves Steinmetz.
Le personnage que nous avons rencontré au lendemain de son lancement fort couru était très heureux de l’accueil que lui a réservé le public. Yves Steinmetz n’est pas un premier venu dans le monde de l’édition. Il compte déjà sept romans publiés et la frénésie entourant un lancement est toujours pour lui un plaisir renouvelé.
Qui parmi les auteurs n’a pas ressenti une vive émotion à l’ouverture de la boîte contenant les livres sortis de chez l’imprimeur? Yves Steinmetz a beau avoir publié de nombreux livres, pour lui, le sentiment de tenir en main un nouveau livre est toujours aussi intense.
Ses deux premiers romans de la série des chroniques d’une petite banlieue Calme-toi Frédérique et Mais où est passé Anatole?, lancé le 14 septembre et Fiona tu exagères, qui paraîtra en mars 2008, traitent avec un mélange d’humour et de dérision des situations vécues par les personnages d’une petite banlieue sympathique. S’y déroulent des intrigues amoureuses, policières et parfois surnaturelles. L’écriture de Steinmetz est vive et truculente. Ses romans sont truffés de rebondissements imprévus et les situations cocasses sont multiples. Steinmetz qualifie le style de mise en pages de ses romans de bandes dessinées sans dessins…
«La petite banlieue m’a été inspirée par un parc de maisons mobiles où j’ai déjà vécu. Il y avait là toutes sortes d’énergumènes à l’esprit de clan tordu. Voilà pour le cadre. Mais le bonheur de l’écrivain est de pouvoir tirer du quotidien ces gens d’apparence ordinaire et de leur faire vivre des situations invraisemblables, voire fantastiques. À l’ère des accommodements raisonnables, dans ma banlieue, les habitants de couleur et de culture différents savent vivre en bonne intelligence. J’aime bien aussi me moquer des petits travers de notre société, avec de petites impertinences. Je n’ai aucun dogme. Je suis libre penseur et n’impose aucunement mes idées. Lorsqu’on se prend trop au sérieux et qu’on brasse trop la société avec un but, ça devient lourd. Je suggère plutôt des méthodes pour en rire», mentionne en rigolant Steinmetz.
Le plaisir d’écrire et d’être publié
Maniant le verbe aussi aisément que la plume, cet Européen d’origine est Québécois d’adoption depuis plus de 40 ans. Né à Likasi (République Démocratique du Congo) en 1943, il a suivi des études supérieures en littérature française et histoire, en Belgique. Après un séjour en Afrique, il découvre le Québec et s’y installe en permanence en 1968. Il fonde avec Yves Gagnon le Festival de la chanson de Granby et enseignera le français et les arts plastiques.
L’écriture a toujours été présente dans la vie de l’auteur. Jeune, il était premier de classe, et ses textes toujours lus devant ses congénères, ce qui l’embêtait un peu.
«Le goût d’écrire a toujours été présent en moi. C’est devenu plus sérieux il y a une vingtaine d’années. Une quinzaine de manuscrits ont été écrits depuis mais il faut des années de labeur pour maîtriser le métier et connaître les rouages du monde de l’édition. Un jeune qui se lance aujourd’hui devrait cibler les petites maisons d’édition s’il souhaite être publié», mentionne l’écrivain.
La patience aura été bénéfique pour Steinmetz. En 2004, il commence à être publié et reconnu avec son premier roman Suzanne ouvre-toi, paru aux Éditions de la Paix. Son roman jeunesse Mélodie et la fontaine, remporte le Prix Excellence 2005 de sa maison d’édition.
Pour Steinmetz, quoi qu’en pensent certains, les honneurs et les reconnaissances ont leur importance dans la carrière d’un écrivain.
«Écrire est un acte solitaire. On recherche le contact avec le public. Quand on a un feed back de cette dimension par la reconnaissance et la remise de prix, ça valide notre choix d’écrire. On se dit oui j’ai raison de faire cela. Finaliste ou lauréat à des concours, ça veut dire que ton travail est reconnu et ça fait du bien», conclut l’écrivain.
Les deux premiers romans d’Yves Steinmetz de la série des Chroniques d’une petite banlieue publiée aux Édition de l’As, sont disponibles dès maintenant en librairie.
Retrouvez l’original de cet article sur Le Journal de Chambly
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No speed limit
La semaine dernière, j’assistais au lancement d’un livre. En fait, c’était deux livres. Yves Steinmetz, un auteur de St-Césaire, publiait deux romans de sa série Chroniques d’une petite banlieue. Prolifique le romancier! N’attendez pas que je vous «livre» ma critique, je ne les ai pas lu, du moins pas encore. C’est plutôt une conversation avec l’éditeur qui m’a troublé.André Serra, administrateur des Éditions de l’As, tente une petite révolution de l’édition. Las de se taper d’interminables colonnes de mots froides et inertes, il a décidé de rendre les choses plus dynamiques. Sans modifier le manuscrit de l’auteur, M. Serra retire les descriptions incluses dans les dialogues pour les insérer dans des bulles. Il dispose ensuite les bulles au même niveau que les paroles, pour que le lecteur sache instantanément l’émotion ou les réflexions du personnage.
Une brillante idée! Les bulles ne nuisent absolument pas au récit, on peut les consulter avant ou après le dialogue. L’instantanéité permet de ne pas avoir à relire la discussion lorsqu’on s’aperçoit, trop tard, que l’émotion avec laquelle on a imaginé la scène n’est pas la bonne…
Ce qui me tracasse, c’est un argument sur lequel il s’appuie. «Ça accélère la lecture», dit-il. Tout en échangeant sur le sujet, il ajoute avec raison que dans la société actuelle tout est rapide, tout doit aller plus vite et la lecture aussi. Ouf… Vraiment?
Tout le monde est pressé, tout le monde court, tout doit aller vite. Vite, vite, vite, comme les petites annonces du Journal de Montréal. On a coupé dans le sommeil : «Pas le temps! Je travaille à 8h, je pars à 6h pour éviter le traffic, je me lève à 5h pour me préparer…» On a coupé dans la nourriture : «Pas le temps de faire à manger! Je finis de travailler à 17h, j’arrive chez nous à 18h, le petit a du karaté à 19h, je vais le chercher à 20h…»
Tout est contaminé… Plus le temps de prendre le temps. Avez-vous déjà essayé de rester immobile sur un trottoir achalandé? De marcher très lentement dans un couloir du métro? De rouler 95km/h sur l’autoroute 10? Si oui, combien de temps ça a pris avant de vous faire crier dessus : «Tasses-toi!» ou «Avance!», accompagné d’un refrain religieux?
On en est rendu aux passe-temps, aux petits plaisirs. Les loisirs doivent être rapides. Un film pas trop long, faire le tour d’un jeu vidéo en quelques jours, une heure chez Énergie Cardio, un petit jogging, se taper une série télévisée en une soirée. Pas question de prendre son temps.
Et maintenant la lecture. Ce qui semblait être le dernier rempart de la lenteur et du plaisir étiré est sérieusement ébranlé. «Regarde dans les librairies, les livres sont de moins en moins épais», me fait remarquer l’éditeur. «Les gens ne veulent plus de longs romans, ils veulent que ce soit court et rapide», ajoute-t-il pour m’achever. Voilà où on en est.
Pourtant, plus on prend son temps, moins le temps passe vite. C’est bien ça la relativité ou est-ce l’ironie?
Étoile de la semaine: Je décerne mon étoile à la journaliste Rima Elkouri. Bien que présentée pratiquement comme une traîtresse ce matin dans Le Devoir, sa critique sévère contre les médias mérite une étoile. Elle s’insurge contre le fait que les médias aient créés de toute pièce la folie des accommodements raisonnables et votre Arbitre appuie.
Pénalité de la semaine: À toutes les filles qui ont lu le texte d’Éric et ont répondu: «C’est pas vrai, on préfère les hommes normaux!» MENTEUSES!
Ugo
Retrouvez l’original de cet article sur l’Arbitre
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Aspirine, des histoires qui ont du cachet
Elle a 13 ans, aime la vie, le chocolat, ses deux petits frères et adore parler au téléphone. Bref, Aspirine est comme toutes les filles de son âge à la seule différence qu’elle est membre de la Guilde des Voyageurs temporels qui lui permet de faire de nombreux voyages à travers le temps avec son grand-père Acétaminophène. Quatre aventures, quatre livres qui sont dorénavant disponibles en format poche et dont l’auteure, Émilie Smac, est on ne peut plus fière.
Que ce soit pour faire un arrêt à Florence en 1610 afin de rencontrer le célèbre astronome Galilée, une halte aux Îles Galápagos le temps d’une conversation avec le naturaliste anglais Charles Darwin, faire connaissance et jaser avec le grand Gutenberg, l’inventeur de l’imprimerie, ou encore pour participer à des fouilles archéologiques en compagnie de l’égyptologue reconnu Champollion, la jeune Aspirine est toujours prête à plonger dans de nouveaux périples.
“Mon héroïne est à peu près tout le contraire de ce que je suis, avoue Mme Smac. Elle est aventureuse, fonceuse et elle adore voyager. Je trouve qu’elle est très attachante puisqu’elle est curieuse et éprise de justice. Elle est toujours prête à aider les autres. Elle pose beaucoup de questions et fonde des réflexions sur ce qu’elle voit. C’est une jeune fille moderne et à l’image de son temps qui risque de plaire aux lecteurs du même groupe d’âge qu’elle.” Et d’ailleurs, comme en rêvent la plupart des adolescentes de son âge, elle se fera un amoureux, Mark, qu’elle rencontrera dans la troisième aventure.
Aspirine est née il y a quelques années dans l’une des classes de celle qui a été enseignante pendant près de trente ans à Saint-Lambert et Saint-Hubert. “Pendant longtemps, indique celle dont le vrai nom est Claude-Émilie Marek, j’ai écrit des pièces de théâtre pour mes étudiants et de là a été créé celle qui allait éventuellement devenir la principale protagoniste de mes livres. Lorsque mes élèves sont partis, le personnage lui, est resté.”
En 2002, Aspirine sur la piste du diable, le premier tome de la série, a été publié. Les autres ont rapidement suivi, au rythme d’un livre par année. Celle qui est en “pré-retraite”, comme elle l’indique, prévoit éventuellement s’adonner à sa passion de l’écriture à temps plein. “J’ai un pied dehors et un autre pied encore à l’intérieur, confie-t-elle. Je reste encore en contact avec les jeunes et je donne quelques formations ici et là. J’ai toujours aimé écrire et j’espère bien un jour le faire plus régulièrement.”
Ce qui l’anime surtout, c’est le côté historique de la chose. Chacun des livres qu’elle écrit est documenté mais conserve tout de même son petit côté fictif. “Il y a tout cet aspect de la recherche dans l’écriture que je trouve fort intéressant. C’est ce qui prend le plus de temps. Je fais évoluer la petite dans un milieu authentique et ce qu’elle vit est une expérience qui, à mon sens, est extraordinaire. Tout l’aspect entre le faux et le réel me plaît.”
Le choix des aventures se fait à partir de personnages historiques qui ont particulièrement touché Mme Smac au fil de sa vie. De là naît l’intrigue. “Je dirais que la personnalité connue est un peu en arrière-plan dans l’histoire, mais elle est tout aussi importante. Pour mon prochain livre par exemple, il est question de Jean Talon, un personnage trop peu connu ici qui a pourtant fait de nombreuses actions très louables.”
La sortie du quatrième roman d’Émilie Smac, qui met en scène son héroïne au cœur même de l’époque de la Nouvelle-France, est prévue pour le printemps 2007. D’ici ce temps, les premières aventures d’Aspirine en format poche sont disponibles dès maintenant en librairie.
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