Archives - Édition du 2 octobre 2007
Rentrée littéraire 2007
L’écrivain césarois Yves Steinmetz lance ses Chroniques d’une petite banlieue
Le tout Saint-Césaire culturel était rassemblé dans la chaleur intime du petit café Notre-Dame, sis dans l’ancien couvent des Sœurs de la Présentation-de-Marie, le 14 septembre, pour le lancement des deux premiers romans de la collection Chronique d’une petite banlieue d’Yves Steinmetz.
Le personnage que nous avons rencontré au lendemain de son lancement fort couru était très heureux de l’accueil que lui a réservé le public. Yves Steinmetz n’est pas un premier venu dans le monde de l’édition. Il compte déjà sept romans publiés et la frénésie entourant un lancement est toujours pour lui un plaisir renouvelé.
Qui parmi les auteurs n’a pas ressenti une vive émotion à l’ouverture de la boîte contenant les livres sortis de chez l’imprimeur? Yves Steinmetz a beau avoir publié de nombreux livres, pour lui, le sentiment de tenir en main un nouveau livre est toujours aussi intense.
Ses deux premiers romans de la série des chroniques d’une petite banlieue Calme-toi Frédérique et Mais où est passé Anatole?, lancé le 14 septembre et Fiona tu exagères, qui paraîtra en mars 2008, traitent avec un mélange d’humour et de dérision des situations vécues par les personnages d’une petite banlieue sympathique. S’y déroulent des intrigues amoureuses, policières et parfois surnaturelles. L’écriture de Steinmetz est vive et truculente. Ses romans sont truffés de rebondissements imprévus et les situations cocasses sont multiples. Steinmetz qualifie le style de mise en pages de ses romans de bandes dessinées sans dessins…
«La petite banlieue m’a été inspirée par un parc de maisons mobiles où j’ai déjà vécu. Il y avait là toutes sortes d’énergumènes à l’esprit de clan tordu. Voilà pour le cadre. Mais le bonheur de l’écrivain est de pouvoir tirer du quotidien ces gens d’apparence ordinaire et de leur faire vivre des situations invraisemblables, voire fantastiques. À l’ère des accommodements raisonnables, dans ma banlieue, les habitants de couleur et de culture différents savent vivre en bonne intelligence. J’aime bien aussi me moquer des petits travers de notre société, avec de petites impertinences. Je n’ai aucun dogme. Je suis libre penseur et n’impose aucunement mes idées. Lorsqu’on se prend trop au sérieux et qu’on brasse trop la société avec un but, ça devient lourd. Je suggère plutôt des méthodes pour en rire», mentionne en rigolant Steinmetz.
Le plaisir d’écrire et d’être publié
Maniant le verbe aussi aisément que la plume, cet Européen d’origine est Québécois d’adoption depuis plus de 40 ans. Né à Likasi (République Démocratique du Congo) en 1943, il a suivi des études supérieures en littérature française et histoire, en Belgique. Après un séjour en Afrique, il découvre le Québec et s’y installe en permanence en 1968. Il fonde avec Yves Gagnon le Festival de la chanson de Granby et enseignera le français et les arts plastiques.
L’écriture a toujours été présente dans la vie de l’auteur. Jeune, il était premier de classe, et ses textes toujours lus devant ses congénères, ce qui l’embêtait un peu.
«Le goût d’écrire a toujours été présent en moi. C’est devenu plus sérieux il y a une vingtaine d’années. Une quinzaine de manuscrits ont été écrits depuis mais il faut des années de labeur pour maîtriser le métier et connaître les rouages du monde de l’édition. Un jeune qui se lance aujourd’hui devrait cibler les petites maisons d’édition s’il souhaite être publié», mentionne l’écrivain.
La patience aura été bénéfique pour Steinmetz. En 2004, il commence à être publié et reconnu avec son premier roman Suzanne ouvre-toi, paru aux Éditions de la Paix. Son roman jeunesse Mélodie et la fontaine, remporte le Prix Excellence 2005 de sa maison d’édition.
Pour Steinmetz, quoi qu’en pensent certains, les honneurs et les reconnaissances ont leur importance dans la carrière d’un écrivain.
«Écrire est un acte solitaire. On recherche le contact avec le public. Quand on a un feed back de cette dimension par la reconnaissance et la remise de prix, ça valide notre choix d’écrire. On se dit oui j’ai raison de faire cela. Finaliste ou lauréat à des concours, ça veut dire que ton travail est reconnu et ça fait du bien», conclut l’écrivain.
Les deux premiers romans d’Yves Steinmetz de la série des Chroniques d’une petite banlieue publiée aux Édition de l’As, sont disponibles dès maintenant en librairie.
Retrouvez l’original de cet article sur Le Journal de Chambly








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