Andréa Richard
Le Nouvelliste
Trois-Rivières
À l’émission Tout le monde en parle, dimanche dernier, soeur Marie-Paul Ross était l’invitée. Je félicite soeur Ross pour son grand courage d’avoir parlé et je suis d’accord sur certains de ses propos, mais je ne partage pas tout de son discours que j’ai aussi entendu ailleurs qu’à cette émission.
«La théologie est une science».
J’ai moi aussi étudié la théologie et je dirais que c’est plutôt du tricotage un peu comme MM. Jérôme Prieur et Gérard Mordillat, historiens, qui, après avoir fait des études et recherches sur la Bible pendant cinq ans, arrivaient à la conclusion de «fabrications».
Que la sexualité est uniquement dans la tête : non, c’est bien présent dans notre chair, dans nos sens et dans tout notre être sexé.
Soeur Ross enseigne aux prêtres à sublimer leur sexualité.
Je m’excuse, mais vraiment, je trouve cela idiot.
J’ai eu assez de confidences de prêtres pour croire qu’ils sacrifient plutôt leur sexualité sur l’autel de la chasteté imposée.
Non seulement ce n’est pas sublime, mais c’est la négation de la nature humaine et de ses besoins.
La sexualité a elle aussi son«éthique».
Bien vécue, elle peut se révéler très épanouissante.
Soeur Ross a la théorie, mais non la pratique; si elle avait elle-même expérimenté l’amour avec un homme, elle ne pourrait user de ce langage.
Que les moines et religieuses puissent conseiller les couples mariés, c’est un illogisme.
J’ai moi-même été religieuse et j’ai été consultée par des couples mariés, après avoir moi-même connu l’amour de couple avec un ecclésiastique et maintenant avec mon mari, je n’ai plus le même langage ni les mêmes conseils à donner.
En toute logique.
Andréa Richard
Trois-Rivières
Retrouvez l’original de cet article ici.









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